Histoire : Parents : Adam Merzhin. Grand, élancé, à la carrure imposante et carrée. Fils unique d’une grande famille aristocratique du Royaume-Uni, il a très vite pris la tête de la société familiale. Ayant étudié à l’université St George hospital medical school à Londres, ses études se passèrent à merveille, sous l’œil avisé et attentif de son père. Il ne manqua de rien de sa naissance à sa vie d’adulte, papa étant toujours derrière lui, même à l’âge de 40 ans. Leur nom passa entre les filets du temps, chaque femme ayant un héritier masculin et perpétuant ainsi les valeurs et domaines familiaux. La vie avait fait de cet enfant une personne privilégiée, sans aucune crainte de l’avenir, tout lui souriait jusqu’à ses professeurs qui donnaient l’impression d’avoir été achetés. Et pourtant, l’argent avait perverti cette âme innocente pour en faire un être infâme, égoïste et sans aucun scrupule. Adepte du « Moi, je. » Adam fût, dès son adolescence, quelqu’un de superficiel, colérique et capricieux sur les bords, obtenant tout ce qu’il souhaitait.
Heather Darnel naquit un soir d’Automne à Liverpool, en Angleterre. Aînée d’une famille de huit enfants, elle était l’exemple même de la femme parfaite. Attentive, joyeuse, serviable et intelligente. Par on ne sait quel moyen, elle parvenait toujours à faire la part des choses entre les tâches ménagères qui l’attendaient à la maison et ses études. Aider les autres était ancré dans ses gênes. Après l’obtention de quelques diplômes de bases, elle s’envola de ses propres ailes en direction de Londres, afin de suivre, durant trois ans, des cours qui feront d’elle une excellente infirmière. Et comme il fallait s’en douter, elle obtint son diplôme avec une mention, très bien. Douce enfant fragile et innocente, néanmoins robuste, elle laissait souvent entendre que tout allait bien dans sa vie, malgré ses quelques soucis d’argent dont elle ne parlait à personne. Amie fidèle, elle donnait sans compter.
Les anglais étaient connus pour leur sens de la fête et leur capacité à organiser des soirées mouvementées jusqu’au bout de la nuit. La rencontre de ses deux jeunes gens se fit donc lors d’une sortie en boîte de nuit. La jeunesse anglaise dépensait sans compter pour passer des heures intenses jusqu’au Soleil levant. Accompagnée d’un petit groupe d’amies, Heather était assise à une table, l’air rêveur et lointain, comme si la discussion actuelle ne l’intéressait guère. Ses yeux bleu électrique fixaient lascivement un jeune homme qui se déhanchait diablement sur la piste de danse. Tentant le tout pour le tout, elle se laissa guider par son instinct et rejoignit le jeune fêtard, avec lequel elle passa le reste de la soirée. Ainsi que le reste de la nuit… Ces choses là vont vite. Un coup en trop dans le nez, des étreintes mal intentionnées et ils s’étaient retrouvés dans un lit commun. Seulement, un petit détail imprévu entra en compte. Sasha fût conçue cette nuit-là, fruit d’une erreur et d’une nuit de débauche. Beau petit connard qu’était Adam, il ne souhaita pas reconnaître l’enfant et se débarrassa du mieux possible de cette fille, qu’il qualifiait d’envahissante. Son père fit le nécessaire et lui échangea un chèque contre son silence définitif. La jeune femme, très croyante et pratiquante décida tout de même de garder le bébé… N’ayant plus rien à faire à Londres, elle retourna vivre chez ses parents, dans sa ville natale.
Anecdote(s) de l'enfance : Une petite fille, aux cheveux brun foncé dont quelques mèches ondulaient joyeusement, se promenait gaiement sur le trottoir d’une grande allée de maisons. Au dehors, le Printemps venait tout juste de débuter, laissant la nature verdoyante reprendre le dessus et les boutons joliment fleurir, la saison brillant de tout son éclat. Il ne faisait ni trop chaud, ni trop froid. Le Soleil était à son apogée, et pas l’ombre d’un nuage ne se présentait. L’enfant, prénommée Sasha, passait tous ses mercredis après-midi à se balader entre les maisons voisines, à la recherche de quelques compagnons de jeu. L’hiver à présent terminé, laissait place à un temps plus chaud. Les températures estivales s’en allaient, prenant soin d’emporter avec elles toutes les mauvaises ondes qui pouvaient roder dans les environs. Les gens semblaient plus joyeux, réjouis à l’idée d’abandonner le manteau. Vêtue d’une petite robe blanche à points rouges, Sasha donnait l’impression d’être un petit bonbon savoureux, ne demandant qu’à être dévoré. Par ici, il n’y avait pas d’enfant plus beau que celui-ci. Tout le monde se plaisait à le lui rappeler. Et pourtant, les enfants ne s’épargnaient pas entre eux. Il était bien connu qu’ils ne mâchaient pas leurs mots, ne se doutant probablement pas de la portée de ceux-ci.
« Bonjour Tobey ! Tu viens jour avec moi ?
Non, j’ai pas envie.
Et pourquoi… ?
Parce que c’est tout. T’es sourde ?
…
En plus t’as même pas de papa.
Il est parti. Et ma maman m’a dit que je n’étais pas la seule à ne pas en avoir.
Et ben d’abord, mon père il dit que ta maman c’est une catin.
Ca veut dire quoi ?
Je sais pas, mais en tout cas c’est pas gentil. Et si ta mère est une catin, ça veut dire que t’es pareille, parce que tu lui ressembles. »
Ne comprenant pas ces mots d’adulte, Sasha contourna son voisin pour finalement continuer sa route. Etait-ce une tare de ne pas avoir de papa ? Et pourquoi le papa de Tobey critiquait sa maman ? Les joues rosies et les yeux brillants, la petite fille s’éloigna d’un air penaud et triste.
Anecdote(s) de l'adolescence : Dans une somptueuse robe noire en dentelle, se tenait une jeune fille âgée de seulement dix sept ans. Ses cheveux coiffés en un haut et serré petit chignon et la petite fleur attachée à son poignet laissaient entendre qu’une soirée s’annonçait. Une soirée où une tenue élégante serait exigée. Entre ses mains, Sasha tenait le prospectus de son école, décrivant le thème et le déroulement du bal du lycée. A dire vrai, s’il y avait un moment grandement attendu dans la vie d’une jeune fille, c’était bien celui-ci. Tel un troupeau de bétails, elles se déplaçaient en meute et gloussaient à la moindre occasion lorsqu’un garçon les regardait. Tout était prétexte à se faire remarquer pour éventuellement attirer l’attention d’un prince charmant. La jeune brune avait trouvé le sien, en Ryan. Le Roméo que toutes les filles voulaient voire à leur bras, mais curieusement… Le jeune homme avait choisi Sasha. Elève studieuse, brillante, coincée, et pas vraiment populaire. Grande fût sa surprise quand il l’invita, et même si en premier lieu la méfiance s’était faite sentir, elle se dissipa bien vite pour prendre l’apparence d’une euphorie certaine.
« Tu es ravissante Sasha…Murmura Ryan, le souffle court, ébloui par la prestance et la beauté de la jeune fille, qu’il n’avait jamais remarqué.
Merci… Je te retourne le compliment. »
La mère de Sasha conduisit alors les deux adolescents au lycée de sa fille, se garant près du grand gymnase de l’école où avait lieu la fête. Ils s’empressèrent de quitter la voiture pour regagner la salle, déjà bondée d’élèves. Les amis de Ryan passaient par dizaine devant eux, lui serrant la main et adressant à Sasha un large sourire, comme s’ils ne la reconnaissaient pas. Et c’était le cas pour certains. Car bon nombre ne lui avaient jamais adressé la parole.
« On va danser ? Lança la jeune fille, d’une voix hésitante, se trémoussant déjà sur place.
Un peu plus tard, tu le veux bien ? Mais vas-y… Je te rejoins après. C’est promis. A peine avait-il soufflé ces derniers mots qu’il avait déjà disparu parmi la foule d’élèves. »
Haussant légèrement les épaules, elle n’eut d’autre choix que de commencer la soirée seule… Sans grande conviction, elle se dirigea vers le bar et se servit un verre de punch, tandis que l’échos de quelques bruissements de voix lui venait à l’oreille.
« Tu as vu la robe de Sasha ?
Ouais. Ca la boudine vachement je trouve. Pas toi ?
Comment peux-tu me poser cette question ? C’est évident que tout la boudine. A l’inverse de moi, qu’un rien n’habille. »
Les deux jeunes filles, en pleine conversation, n’avaient même pas pris la peine de regarder si elles étaient écoutées.
« Je crois que sur ce coup, Ryan va se faire un max de pognon.
Tu m’étonnes !
Il a parié 50$ qu’il ferait l’invitation la plus improbable.
Il a gagné d’avance… Certains n’ont même pas tenu le pari. »
Les yeux écarquillés à la manière de deux grosses billes, Sasha se retourna vers les deux filles, dont l’une était d’ailleurs la sœur de Ryan. Sans ménagement, elle lui renversa le verre de punch sur la tête, sous un juron qui ne tarda pas à venir. Et sans même régler ses comptes avec le jeune homme, elle quitta le gymnase pour rentrer chez elle, à pieds.
Anecdote(s) de la vie actuelle : : Assise sur le banc d’un parc, Evelyne contemplait la nature environnante. Une nuit noire s’était pourtant abattue sur l’ensemble de la ville, mais elle ne semblait pas s’en formaliser outre mesure. Curieux oiseau de la nuit, elle trouvait ses muses lorsque le Soleil se couchait. Il devait être 23 heures à tout casser, et le parc était désert. Seul un couple, se tenant debout, était présent… Et sujet à une violente dispute par ailleurs. Sagement postée au milieu de son banc, la jeune femme lançait de temps à autre des regards dans leur direction, étant dissimulée dans la pénombre de la nuit, et cachée par la présence d’un arbre, ingénieusement implanté à cet endroit.
« Comment tu as pu me faire ça ? Après dix ans de mariage !
Je ne voulais pas… Crois-moi… Je regrette !
Ah oui, tu regrettes ? Et que comptes-tu dire à ton fils, hein ? Désolé fiston, papa a fait une bêtise monumentale, et maman lui en veut terriblement. C’est pour ça que maintenant, papa doit partir ?
Qu’est-ce que tu racontes ? Tu ne peux pas me jeter dehors.
Non, en effet, je ne vais pas le faire.
Tu me rassures.
J’ai bien mieux. Je demande le divorce ! »
Un mince sourire illumina alors le visage de la jeune Démone à l’évocation du mot divorce. Fermant doucement les yeux, elle apposa ses deux mains au niveau de ses temps et ses joues et se concentra tandis que tout autour d’elle semblait s’être figé. Rouvrant un œil puis l’autre, elle lâcha un bref « parfait » avant de se remettre debout. Marchant d’un pas assuré et féminin, elle fit le tour du couple et l’examina d’un œil critique, secouant machinalement la tête de gauche à droite comme si un détail n’allait pas. Une fois derrière la femme, elle tendit les mains vers sa nuque et décrocha le collier de perles qui trônait autour de son cou. A en juger par le style du bijou, ce devait être son mari qui le lui avait offert. Le glissant alors dans la poche de son manteau, Evelyne soupira profondément.
« Vous ne m’en voudrez pas de faire une telle chose… Dit-elle d’une voix fluette, amusée.
Elle demandait le divorce, de toute manière… Tu étais condamné. Ajouta t’elle à l’égard du mari après lui avoir jeté un rapide coup d’œil.
Et puis, je dois dire, qu’il m’ira bien mieux. »
Arborant toujours ce petit sourire moqueur qui lui allait si bien et lui donnait un air insolent qui lui collait à la peau, Evelyne sortit du parc d’un air serein, les lèvres étirées largement avec satisfaction. Lorsqu’elle fût suffisamment loin, elle laissa au temps la possibilité de reprendre vie.
Possession : Stade : Sasha est au stade trois de sa possession. Evelyne fait partie intégrante de son âme et de son corps, il ne reste d’ailleurs plus grand-chose de l’ancienne jeune femme qu’elle était…
Pouvoirs : Evelyne parcourt les siècles et le globe, à la recherche d’âmes sensibles et délicates, faciles d’accès. Démone extrêmement puissante, elle a la faculté d’arrêter le temps avec une facilité déconcertante, en l’espace d’un court instant et d’une brève concentration. Complètement ancrée en elle, Sasha n’existe plus depuis quelque temps déjà. La jeune femme se plaît à interrompre diverses actions à des fins personnelles, comme pour dérober des objets d’une très grande valeur, ou bien pour semer un chaos et une zizanie qui n’ont pour simple but que de la distraire.
Autres : Evelyne : Je tenais à rajouter quelques petits détails sur le Démon possédant Sasha, pour la simple et bonne raison qu’elle est extrêmement importante. Il est peu probable que Sasha refasse surface… C’est comme si elle avait été rayée de la carte, elle n’existe plus… Evelyne restera donc « à jamais » dans ce corps. Cette fiche n’apportera sans donc pas grand-chose au personnage. Vous devez donc en savoir un minimum sur elle.Ame déchue et perdue, Evelyne a longtemps errée sans corps dans lequel se loger. Femme des pieds à la tête, la personnalité de cette dernière est haute en couleur. D’une intelligence rare, elle n’est pas femme à se laisser impressionner, son seul chef et juge étant sa propre personne. Stupéfiante, dynamique, froide, élégante… Tant d’adjectifs qui la décrivent à la perfection. Etait-ce possible de la surprendre ? Pas vraiment. Ayant une confiance inébranlable en elle, elle ne craint rien ni personne pour ainsi dire, si ce n’est elle… Et ses réactions. Intouchable la plus part du temps, elle se plaît à toujours montrer le meilleur d’elle-même, dans chaque entrevue. Démone au tempérament de feu et à la puissance certaine, il est conseillé de se méfier d’elle autant que d’une maladie incurable. En effet, il serait bien imprudent pour quiconque de ne pas la prendre avec des pincettes. Chacun de ses regards, chacune de ses paroles, ne sont pas à prendre à la légère. Jouant souvent la carte de l’ironie, il est difficile de la cerner réellement, et cela ne peut que d’avantage la satisfaire, espérant bien demeurer insaisissable jusqu’au bout. Fâcheuse tendance à penser que tout est acquis, Evelyne ne se remet jamais en cause. Comme si son existence reposait sur un piédestal, elle aime se vanter et ne doute jamais d’elle, sachant que dans tous les cas... Il est évident qu’elle obtiendrait tout ce qu’elle voulait. Une attitude digne d’une enfant capricieuse. D’une jalousie étouffante, voire suffocante, la Démone déteste que l’on touche à ses affaires. Objets, argent, sentiments, personnes... Tout est rabaissé au rang de choses, à ses yeux. Insupportable à ses heures perdues, il n’est pas rare de péter une durite sous ses crises énervantes. Le surnom de chieuse de service pouvant parfaitement lui aller.
Voici maintenant trois ans qu’Evelyne a pris possession du corps de Sasha, et comme vous pouvez vous en douter... Jamais elle ne quittera son bien. Tout avait été mis en oeuvre et en place pour que rien ni personne ne vienne perturber son quotidien. A l’époque où leurs chemins se croisèrent, Evelyne vit en cette jeune femme une enveloppe corporelle plaisante – au premier abord – mais avant tout un esprit facilement capturable. Une fois que son travail arriva à maturation, elle n’eut d’autres solutions que de se débarrasser de chaque membres de sa famille. Tout avait été si simple... Une nouvelle vie, renaissante et pimentée, l’attendait désormais. Elle préféra donc quitter l’Europe pour les Etats-Unis. Plutôt instable, elle a tout d’abord élu domicile à New York mais la ville l’a très vite lassé. Bien entendu, elle visita le reste du continent, faisant une halte dans chaque grandes villes, mais depuis quelques semaines, son nouveau chez elle se trouvait à Salvation…
Avatar : Eva Green.
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